A l'approche de la Coupe du Monde au Brésil

 

 

           Dans bientôt 4 mois, le Brésil va accueillir l’une des compétitions internationale les plus populaire, la plus suivie au monde (cf I). Le pays va dépenser 9 milliards d’euros pour organiser l’événement. Si plusieurs stades rénovés ou flambant neufs ont déjà était livrés,des retards subsistent en matière d’infrastructures et de transports.

        La FIFA, instance organisatrice de la Coupe du Monde qui porte son nom, va bien évidement tirer profit de l’organisation de la compétition. Billetterie, produits officiels, droits TV sont autant de sources de revenus qui participent a un tirer-partie d’une recette record: 4.5 Milliards de $ (dont 2.4 Milliards de droits tv (voir tableau ci-dessus)

Mais la FIFA n’est pas la seule à bénéficier de l’effet Coupe du Monde. Les entreprises multinationales et nationales brésiliennes tentent de surfer sur la vague. Le Français GL (spécialisé dans le luxe) espère  un chiffre d’affaire de 200 millions d’euros alors que ce chiffre était de 100 millions d’euros en 2013 et 65 en 2012: Le groupe va multiplier son chiffre d’affaire par environ 2.5 en 3 ans. L’allemand Adidas vise quant à lui les 2 Milliards d’euros de recette du notamment à la commercialisation du ballon officiel “Brazuca” ( Voir “Le Saviez-Vous ?”)

         Les impacts positifs à prévoir pour le Brésil sont nombreux. Ainsi ,on peut s’attendre à des retombées économiques importantes pour le pays. 500 millions d’euros sont espérés grâce au tourisme sportif en raison de la venue d’environ 600.000 supporters étrangers et de l'afflux de 3.3 millions de brésiliens venant soutenir la Seleçao. Le pays attend aussi une hausse de 0.4% de son PIB de 2014 à 2019 s’accompagnant de la création de 300.000 emplois. Mais le Brésil a du pour cela injecter près de 70 Milliards d’euros dans son économie, un effort considérable pas forcément bien vu par certains brésiliens, qui jugent ces dépenses bien malvenues dans un pays sur le déclin où des questions essentielles sur l’éducation , la santé ou encore la sécurité restent en suspens.

Les prémices du mouvement

 

        La première manifestation est engagée à Porto Alegre (Sud du pays) par un milliers de Brésiliens en colère qui protestent alors contre l’augmentation de 10% du prix des tickets de transports en commun

Initialement cantonnées à cette petite partie du pays, les mouvements de révoltes (frisants parfois l’émeute) s’étendent à tout le reste du Brésil et soulèvent des questions plus larges: c’est tout un système qui est remis en cause. Cette expansion rapide se fait en partie grâce  à l’essor des échanges sur les réseaux sociaux et de leur nouvelle influence.  De nombreuses personnalités apportent leur soutient au mouvement. Pelé, véritable légende vivante au Brésil a ainsi affirmé sur Twitter être "100% en faveur de ce mouvement pour la justice au Brésil".

www.lecridupeuple.org

On peut lire sur la pancarte de ce manifestant à Rio: Coupe du Monde= 33 milliards de $

                                                                              Jeux Olympiques( 2016)=26 mds$

                                                                              Corruption=50 milliards de $

                                              Salaire minimum=678 Réals

Cette illustration symbolise bien ces manifestations. Qui débouchent sur des questions nationales au Brésil. Ces manifestants se sentent oubliés et relégués au second plan, après les événements sportifs des années qui viennent.


Cette caricature dénonce les économies liées a l’organisation de la coupe du monde 2014. Le gouvernement semble insensible aux attentes des brésiliens , trop préoccupés par les dépenses qui incombent à un organisateur de la compétition sportive la plus attendue au monde.

Juiillet 2013: Les manifestations non-violentes de Mai laissent leur place à des scènes de guérillas urbaines à Rio de Janeiro

 

       C’est finalement en Septembre 2013 que les mouvements protestataires s'essoufflent. L'organisation et les dépenses liée à la Coupe du Monde ont en quelques sortes ouverts les yeux au peuple brésilien. Et certains groupes, très opposés à la compétition ont prévu des actions symboliques et violentes en juin 2014. Le gouvernement se retrouve avec une bombe à retardement entre les mains . Mais comment les instances gouvernementales vont-elles gérer ces opposants à l’heure ou toute la planète aura les yeux rivés vers le Brésil?   

        A des enjeux sportifs viennent s’ajouter des enjeux nationaux et sécuritaires . En 2010 , certains s’interrogeaient sur le fait que la sécurité des personnes pourrait être assurée durant le Mondial Sud Africain . En effet avec un taux de criminalité élevé , l’Afrique du Sud ne présentait pas de réelles garanties quant à  la tenue d’un tournoi dans la plus stricte sérénité . Fin juillet 2010 , le constat est sans appel , le Mondial n’a pas été émaillé d’agissements criminels pouvant porter atteinte à la sécurité des arrivants . Gageons que le Mondial 2014 se passera de la manière la plus festive et joyeuse et que les revendications du peuple brésilien seront entendues .

                                                                                                                                         Victor VAN DER LINDEN

 

 

 

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