Les enjeux écologiques

     Fort de près de 300 millions de pratiquants à travers le monde, le football est le sport numéro 1 aux quatre coins de la planète. Ce rayonnement international sert, au-delà de la pure pratique sportive, de vitrine à nombre de valeurs essentielles telles que le respect, la lutte contre le racisme ou le fair play. Le développement durable n’est pas en reste et bénéficie lui aussi de cette tribune pour promouvoir la préservation de la planète. La Coupe du Monde 2014 se tiendra du 16 juin au 13 juillet 2014 au Brésil, outre les enjeux sportifs , cette organisation fait ressurgir des questions essentielles sur l’environnement au moment ou la planète entame sa transition écologique…

 

       La FIFA compensera les émissions de Co2 de la prochaine coupe du monde la première compétition sportive au monde en terme de nombre de participants, spectateurs et retombées médiatiques est passée au développement durable de façon notable en 2006 à l’occasion du mondial allemand à travers la mise en place d’un compteur des émissions carbone de la compétition. Un système qui a encore était mis en place à l’occasion de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. La FIFA et le pays africain ont jugé utile de reconduire ce dispositif pour pouvoir mieux lutter contre ces émissions nocives et adopter des stratégies efficaces visant à les réduire. Ce choix s’est révélé payant car ce compteur a permis de revoir nettement à la baisse les prévisions de rejet de Co2 annoncées par le comité d’organisation sud-africain bilan Carbone s’est alors fixé à 1.65 millions de tonnes de Co2 émises contre 2.64 tonnes prévues initialement. Soit une baisse de 37.5% de la valeur attendue.

       Les estimations des émissions pour l’opus brésilien sont en accords avec ceux de 2010: on attend un total de 2.7 millions de tonnes rejetées dans la nature. 84% de ces émissions seront liées au transport vers le pays, 10% à l’utilisation des sites (alimentation, déchets…) et 6% au logement. C’est donc avec un certain empressement (compréhensible pour leur image) que la FIFA a encore reconduit ce dispositif exceptionnel pour cette année.

       Les entreprises multinationales tentent de surfer sur cette “vague verte” pour entretenir une bonne image et pour contribuer à la conservation de notre planète. C’est le cas du géant américain Coca-Cola, qui a développé récemment de grands programmes visant à la réduction de production de déchets en tous genre, de baisse des rejets de gazes à effet de serre: le groupe vise, pense et voit grand.

       Une nouvelle politique de développement qui tend à s’inscrire dans la prochaine coupe du monde au Brésil. Cette perspective écologique semble d’autant plus importante car Coca-Cola est un des sponsors majeur de l'évènement. L’entreprise a donc lancé de nombreuses actions symboliques dont une particulièrement originale: des centaines de milliers de bouteilles en plastique vont être récupérées et recyclés dans l’optique de concevoir 6773 sièges qui vont être installés dans le nouveau Maracana , lequel accueillera notamment la finale le 13 juillet 2014. Une initiative louable qui tombe en accord avec la volonté majoritaire des brésiliens d’organiser un mondial “vert” (92% d’opinions favorables , sondage réalisé en octobre 2013 auprès d’un échantillon de 1500 brésiliens).

       Saviez-vous que la mascotte du mondial brésilien sera un tatou? Le choix de cet animal peut commun ,en concurrence à l’origine avec le puma, l’ara et le caïman, n’est pas anodin. En effet, ce petit mammifère d’Amérique subtropicale représente le symbole de la lutte contre la déforestation de la foret amazonienne.« L’idée n’était pas de proposer un bonhomme ou un personnage de dessin animé, mais un animal issu de la biodiversité brésilienne. C’est le meilleur combat possible » a expliqué M. Castro, secrétaire général et chef de file de l’ONG pour la conservation de la biodiversité au Brésil. Cette espèce très menacée au Brésil, porte le nom de tatu-bola littéralement “tatou-boule” en portugais. Cet appellation originale vient du fait que le tatou se repli sur lui-même en formant une boule pour se protéger des prédateurs. Il permet d’établir un certain compromis entre esthétisme, choix sportif et symbolique qui représentera à merveille un des thème central du mondial brésilien, l’écologie .

                                                                                Victor VAN DER LINDEN

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